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Les 6 bonnes façons de gérer sa colère

Publié le 30/11/2021 dans MICROCOACHING | Développement personnel

Microcoaching - Gérer sa colère - Institut François Bocquet
Certains d’entre nous ont l’habitude de gérer l’agressivité des autres, mais se retrouvent complètement démunis quand il s’agit de gérer leur propre colère, tout simplement parce qu’ils ne se donnent pas le droit de la ressentir, ou parce qu’ils pensent que c’est une émotion “incorrecte”. Alors comment gérer cette émotion tout en se protégeant ?

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Acceptez votre colère comme une émotion normale. Arrêtez de faire comme si tout allait bien ! En effet, on ressent de la colère quand on trouve que quelque chose est injuste, ou contraire à nos valeurs. Nier cette émotion, c’est donc nier vos valeurs, voire nier VOTRE valeur en tant qu’individu.

Demandez-vous ce qui vous énerve exactement, de façon à pouvoir le transcrire en mots de façon précise et juste. Si c’est le ton que l’on emploie pour vous parler qui vous énerve, alors évitez de dire “Vous êtes arrogant”, qui est un jugement de l’autre général et injuste. Dites plutôt “Le ton que vous utilisez pour me parler me gêne / me blesse / m’énerve”.

Interrogez-vous sur le besoin que vous ressentez. Car qui dit “émotion” dit “besoin non satisfait”. Peut-être avez-vous besoin d’être écouté, entendu. Peut-être avez-vous besoin de demander réparation pour une injustice. Ou peut-être avez-vous simplement besoin que l’on reconnaisse votre préjudice. Communiquer votre besoin est la meilleure façon de le combler.

Verbalisez votre colère de façon à être entendu et votre besoin satisfait. Ce n’est pas forcément en criant et en blessant l’autre que vous obtiendrez réparation. Et même si vous obtenez ce que vous voulez en agissant ainsi, ce ne sera alors pas de bonne grâce, ce qui peut, par la suite, entretenir quelques rancœurs…

Si vous sentez que vous allez vous énerver quand même, reportez la discussion. Il vaut mieux prévenir en disant “je suis trop en colère pour parler maintenant, je reviendrai plus tard”, plutôt que présumer de son self-control et s’énerver vraiment…

Ne transférez pas votre colère sur quelqu’un (au choix votre conjoint, vos enfants, un autre collègue…) qui n’est pas concerné par ce qui cause votre émotion . Car en faisant ainsi vous allez vers d’autres conflits, pour lesquels vous vous sentirez vraiment coupable pour le coup !

MINI-EXERCICE

Il existe d’autres mécanismes psychologiques – plus ou moins efficaces – pour gérer sa colère : 1) le transfert, 2) la compensation, 3) la projection et 4) la sublimation.

Selon vous, quel mécanisme correspond à chacune de ces situations issues du quotidien ?

A/ Suite à une mauvaise journée au travail, où vous vous êtes senti incompétent face à un collègue autoritaire, vous vous octroyez une séance intensive de shopping pour vous faire du bien.
B/ Debout devant votre toile, vous peignez à grands coups de pinceaux rageurs après une discussion houleuse avec votre conjoint.
C/ Vous vous énervez contre votre stagiaire, parce que votre chef vient de vous descendre devant tous vos collègues.
D/ Vous pensez que tout le monde vous en veut aujourd’hui parce que votre collègue vous a critiqué sur votre travail.

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 1/ Transfert / C) Vous vous énervez contre votre stagiaire, parce que votre chef vient de vous descendre devant tous vos collègues.
Le transfert (ou déplacement) est le fait de détourner des émotions ou des sentiments vers d’autres personnes que celles concernées à l’origine. Le transfert se fait en général vers des personnes ou des objets que l’on considère comme moins dangereux ou plus accessibles. Par exemple, si le PDG nous refuse une augmentation, on transférera plus facilement notre colère sur un subordonné que sur notre supérieur hiérarchique direct.

2/ Compensation / A) Suite à une mauvaise journée au travail, où vous vous êtes senti incompétent face à un collègue autoritaire, vous vous octroyez une séance intensive de shopping pour vous faire du bien.
La compensation est le fait de trouver des moyens pour réduire un certain sentiment de manque. Il s’agit surtout d’une stratégie de défense que l’on adopte pour dissimuler ses faiblesses, pour se rassurer sur sa propre valeur, ou pour paraître plus à son avantage.
Consommer plus ou s’engager dans un travail fou pour oublier… nombreux sont les phénomènes pouvant être issus de ce mécanisme.

3/ Projection / D) Vous pensez que tout le monde vous en veut aujourd’hui parce que votre collègue vous a critiqué sur votre travail.
La projection consiste à attribuer à une autre personne ses propres sentiments ou pensées (surtout celles qui nous paraissent “inacceptables” ou inconfortables). Dans l’exemple pris ici, vous vous en voulez peut-être d’avoir bâclé votre travail et êtes en colère contre vous-même, mais ne voulez pas vous l’avouer, et projetez donc inconsciemment ce sentiment sur autrui.

4/ Sublimation / B) Debout devant votre toile, vous peignez à grands coups de pinceaux rageurs après une discussion houleuse avec votre conjoint.
La sublimation permet de convertir certains sentiments, certaines pulsions négatives ou socialement réprouvées en comportements socialement valorisés. C’est ce que l’on appelle un mécanisme de défense dit “mature”, qui permet ainsi de protéger (voire d’augmenter) l’estime que l’on a de soi et de décharger une énergie négative de façon saine.