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5 astuces pour éconduire un collègue envahissant

Publié le 01/02/2022 dans MICROCOACHING | Communication professionnelle

5 astuces pour éconduire un collègue envahissant - Institut François Bocquet
Vous connaissez ce collègue très bavard, qui arrive dans votre bureau et s’installe pour parler de tout et de rien mais surtout pas de travail ? Ou encore celui qui est stressé au moindre problème et vous demande votre avis toutes les deux minutes ? Oui ? Et bien nous aussi ! Voici 5 astuces pour mieux le gérer…

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Si un collègue ne va pas bien et vient vous parler de sa vie privée, proposez-lui d’aller boire un café ou d’aller faire un tour dehors. Le changement de lieu est important : il vous permet de changer de casquette (passer de collègue à ami) et de mettre fin à la discussion plus facilement si elle s’éternise (“Allez, je dois y retourner…”).

Si vous sentez que ça prendra plus de temps qu’une pause café, proposez à votre collègue de prendre votre déjeuner avec lui. Dites-lui que serez bien plus attentif à ce moment-là, car dans l’immédiat vous devez rester concentré sur une tâche importante. Savoir reporter un RDV en douceur est un outil très utile en gestion du temps !

Pour éviter que vos collègues chronophages s’éternisent, il peut être judicieux d’enlever la chaise qui attend vos visiteurs devant votre bureau. Mettez cette chaise dans un coin de la pièce, assez loin de votre bureau. Cela vous permet de la rapprocher seulement quand vous souhaitez vraiment que votre interlocuteur s’assied pour discuter.

Quand un collègue un peu bavard arrive dans votre bureau pour s’entretenir avec vous et que vous avez peur que ça dure longtemps, annoncez d’entrée le laps de temps que vous avez à lui consacrer. Cela vous permettra de recadrer (“Plus que 5 min, allez on avance !”) ou de terminer la discussion plus facilement.

Ne donnez jamais votre avis à votre collègue stressé dès qu’il vous le demande : au contraire, demandez-lui toujours ce que lui pense de la situation, pourquoi il hésite, qu’est-ce qui lui pose problème. Souvent, il trouvera lui-même la solution à son problème, prendra confiance en lui et ne reviendra peut-être pas. Il faut parfois savoir perdre du temps pour en gagner !

MINI-EXERCICE

Imaginez : vous partagez un bureau avec votre collègue Karine, 22 ans. Cette dernière reçoit un appel sur son téléphone portable et se met à parler très fort au téléphone avec son petit ami. Vous vous sentez totalement envahi(e). Comment réagissez-vous ?

1/ Vous ne dites rien, mais faites exactement la même chose quand votre conjoint vous appelle, pour lui faire comprendre la gêne que ce comportement engendre.
2/ Vous lui dites qu’elle ne fait pas preuve de respect envers vous en parlant aussi fort et lui dites que de toutes façons elle n’a pas à passer des appels privés au travail.
3/ Vous vous plaignez à votre chef et à vos autres collègues de ces jeunes qui ne respectent plus rien !
4/ Vous ne dites rien et décidez de prendre des boules Quiès ou un baladeur MP3 avec de la musique classique pour éviter ces désagréments.

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 1/ Vous ne dites rien, mais faites exactement la même chose quand votre conjoint vous appelle, pour lui faire comprendre la gêne que ce comportement engendre.
Ce n’est pas forcément la meilleure solution. En effet, en agissant ainsi, vous… faites exactement la même chose qu’elle ! Donc vous risquez d’entériner ce type de comportement. Qui vous dit en effet qu’elle sera gênée par ce comportement, puisqu’elle-même agit ainsi ? Elle risque tout simplement de trouver cela normal et de continuer ! Et si elle continue, comment lui faire comprendre que vous avez fait la même chose pour la gêner ? Elle ne comprendra pas cette démarche qui est, disons-le, assez peu mature.

2/ Vous lui dites qu’elle ne fait pas preuve de respect envers vous en parlant aussi fort et lui dites que de toutes façons elle n’a pas à passer des appels privés au travail.
Cette réponse dénote une attitude normative bien que très compréhensible ! On comprend très bien, en effet, que vous trouviez l’attitude de Karine peu respectueuse, mais cette dernière n’a peut-être pas le même avis que vous. On peut même tout à fait supposer que parler fort au téléphone et vous respecter sont deux choses différentes pour elles et tout à fait compatibles dans sa tête (et ce n’est pas parce qu’elle parlera plus bas qu’elle vous respectera plus…). Elle n’a peut-être pas les mêmes standards que vous quant au respect de la vie privée et professionnelle. Ensuite, pour ce qui est de la seconde partie de la critique (ne pas passer d’appels privés au travail), en soi, ce n’est pas faux… mais attention du coup à être vous-même exemplaire ! Disons que tout est dans la mesure : passer son temps au téléphone avec son petit ami est problématique, mais on peut quand même tolérer quelques appels rapides.

3/ Vous ne lui dites rien, mais vous plaignez à votre chef et à vos autres collègues de ces jeunes qui ne respectent plus rien !
C’est clairement la plus mauvaise option ! Il faut avoir le courage de parler à votre collègue ! Et il vaut mieux éviter les jugements hâtifs…

4/ Vous ne dites rien et décidez de prendre des boules Quiès ou un baladeur MP3 avec de la musique classique pour éviter ces désagréments.
➜ Cette option est mauvaise parce que vous ne dites rien et “prenez sur vous” de façon à ne pas créer de conflits. Mais du coup, vous coupez complètement la communication. Et Karine peut à juste titre s’offusquer de cette attitude, surtout si elle n’est assortie d’aucune explication ! Ce qui provoquera tôt ou tard un conflit…
Le mieux, dans ce cas-là, serait de dire calmement à Karine : “Tu sais, tout à l’heure, quand tu parlais à ton petit ami au téléphone, j’entendais tout ce que vous vous disiez, j’étais très gênée, et j’avais du coup du mal à me concentrer sur mon travail. Pourrais-tu parler moins fort ou passer ces appels dehors à l’avenir ? Je ferai la même chose.”