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5 conseils pour ne pas prendre les choses personnellement

Publié le 17/12/2020 dans MICROCOACHING | Développement personnel

5 conseils pour ne pas prendre les choses personnellement
Quand nous sommes confrontés à des situations difficiles (un reproche, une critique, une agression…), nous avons tendance à nous énerver, nous replier sur nous-mêmes, rejeter la faute sur l’autre… tout simplement parce que nous prenons personnellement ce que dit l’autre. Pourtant, nous aimerions apprendre à nous détacher, à faire en sorte que les critiques “glissent” sur nous sans nous toucher. Alors comment nous y prendre ? Voici 5 conseils à suivre, sous forme de “phrases clefs” à garder en tête.

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“Je n’ai pas envie de donner à cette personne le pouvoir de m’énerver”. En effet, quand nous nous énervons, nous pensons que l’autre est responsable de nos émotions. Et en pensant ainsi, nous lui accordons beaucoup trop de pouvoir. Car, au fond, nous savons que tout ceci est faux : nous sommes les seuls responsables de notre propre comportement (et heureusement non ?).

“Ce n’est pas moi qui ai un problème”. Un client vous crie dessus ? Votre chef vous engueule ? La voiture de derrière klaxonne parce que vous ne démarrez pas assez vite ? Pourquoi vous énervez-vous ? Parce que vous prenez les choses personnellement, et qu’en faisant cela, vous commencez à faire en effet partie du problème. Rappelez-vous donc que vous n’êtes pas le problème, et que c’est l’autre qui en a un, pas vous. Vous, en revanche, pouvez peut-être amener une solution…

“Ai-je envie d’avoir le bon ou le mauvais rôle ?”. Imaginez : un client vous met plus bas que terre parce que vous ne lui avez pas fourni ce qu’il voulait. Face à lui, quel rôle avez-vous envie de tenir ? Celui du “salarié blasé qui entend sans écouter et sort son blabla sans conviction”, ou celui du “salarié investi qui a contribué à fidéliser un client pourtant mécontent ?”.

“C’est son avis, il a le droit de le penser”. En effet, il faut bien se rappeler que tout le monde a le droit d’avoir un avis sur tout, et que certains font en sorte de le communiquer aux autres. Mais ce n’est pas parce que quelqu’un donne un avis (négatif) sur vous que… c’est forcément vrai non ? S’il a envie de penser que vous êtes un idiot incompétent… C’est son droit ! Même si vous n’êtes pas d’accord avec lui (et vous en avez le droit aussi).

“Ça m’énerve parce qu’au fond je sais qu’il a un peu raison”. Quelquefois, nous prenons certaines choses personnellement parce que… nous savons que l’autre a (au moins un peu) raison  et nous lui en voulons de mettre le doigt sur ce qui fait mal. Le mieux à faire est certainement de reconnaître la part de vérité, en disant par ex : “Oui, c’est vrai que je n’ai pas investi beaucoup de temps dans ce projet”, car cela montre à l’autre que vous n’êtes pas obtus. Mais inutile de vous justifier : cela n’apporterait rien de plus.

MINI-EXERCICE

La Communication Non-Violente (CNV) peut être utile dans les situations décrites ci-dessus, car elle part du principe que nous sommes responsables de nos émotions, et que nous avons donc le pouvoir et même la responsabilité de les écouter, pour mieux vivre avec soi et avec les autres. On peut ainsi utiliser la CNV pour verbaliser nos ressentis ou pour verbaliser ce que l’on ressent chez l’autre, ce qui est encore une autre façon de prendre du recul sur ce que l’on vit.

Parmi les propositions ci-dessous, laquelle reflète réellement les principes de la CNV selon vous ?

1/ “Tu m’agaces ! Tu fais toujours le contraire de ce que je te demande !”
2/ “Je pense que tu fais cela pour m’énerver non ?”
3/ “Quand tu as ce comportement-là, ça m’énerve parce que j’ai besoin que tu suives les consignes que je te donne”.

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➢ La réponse 3 (“Quand tu as ce comportement-là, ça m’énerve parce que j’ai besoin que tu suives les consignes que je te donne”) est une phrase qui respecte les principes de la CNV, contrairement à la 1 et la 2.
En effet, dans la phrase 1, la personne qui parle considère que l’autre est la cause de son agacement (“tu m’agaces”), en utilisant le “tu” accusateur et culpabilisant. De plus, elle émet un jugement exagéré (emploi du mot “toujours”) et non fondé sur des faits précis.

➢ La réponse 2 (“Je pense que tu fais cela pour m’énerver non ?”), elle, commence par “je”, ce qui est bien, mais ne fait état d’aucune émotion. De plus, on a ici affaire à un “jugement télépathique”, c’est-à-dire qu’on fait des suppositions sur l’intention négative de l’autre personne… ce qui n’est pas vraiment une bonne idée non plus.


La réponse 3 évite ainsi l’écueil de l’accusation et du jugement. D’abord l’élément déclencheur est clairement défini, et ne porte pas sur la personne mais sur un comportement bien précis. De plus, l’émotion du locuteur est bien rattachée non pas au comportement de son interlocuteur, mais bien au besoin que la personne exprime et qui n’a pas été respecté.



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