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Réponses à l’étude de cas – Comment s’en sortir face au casse-tête habituel des congés estivaux

Comment s’en sortir face au casse-tête habituel des congés estivaux

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SCÉNARIO  

Dans l’entreprise, la règle est : “Premier arrivé, premier servi.”. Vous expliquez donc à Claire que vous êtes désolée de la situation, mais que vous devez appliquer les règles en vigueur.

Vous prenez une décision cohérente… mais qui peut paraître injuste et frustrante (et c’est très bien si vous l’assumez) :
En effet, plusieurs choses vont dans votre sens :
• les règles sont connues,
• elles sont appliquées de manière constante,
• l’anticipation est reconnue,
• le manager ne décide pas au cas par cas.

Cette décision est donc parfaitement défendable.

Cependant, cette règle peut aussi avoir ses limites :
• une règle simple peut provoquer un sentiment d’injustice même si elle est connue de tous,
• certaines contraintes familiales ou personnelles ne sont pas prévisibles.

Appliquer la règle sans même rechercher d’alternative peut laisser de la frustration, un sentiment d’incompréhension, des tensions durables entre collègues.

SCÉNARIO  

Vous demandez à Julien de faire un geste : “Claire est vraiment embêtée. Tu as toujours été quelqu’un de conciliant. Est-ce que tu ne pourrais pas décaler un peu tes vacances ?”

Cette approche peut paraître pertinente car :
• vous cherchez un compromis,
• vous évitez la confrontation,
• vous privilégiez le dialogue.

Cependant, cette approche peut avoir des effets pervers :
• elle fait porter l’effort sur la personne la plus arrangeante, et peut même apparaître un peu culpabilisante,
• elle ne valorise pas le fait que Julien soit dans l’anticipation,
• en faisant ainsi, vous désavouez vous-même la règle,
• elle peut créer du ressentiment chez Julien, qui a respecté la règle et à qui on demande pourtant de faire un effort.

 

 

 

 

SCÉNARIO  

Vous réunissez Claire et Julien et rappelez d’abord la règle pour les congés, mais ajoutez néanmoins que vous souhaiteriez trouver un compromis avant de devoir arbitrer.

Cette approche présente plusieurs avantages :
• elle reconnaît les droits de Julien,
• elle entend les contraintes de Claire,
• elle cherche un accord volontaire plutôt qu’une solution imposée,
• elle ne remet pas en cause les règles existantes,
• elle permet au manager d’assumer la décision finale si aucun compromis n’est trouvé.

L’idée à défendre est la suivante  “Si une solution vous convient à tous les deux, tant mieux. Sinon, nous appliquerons la règle prévue.”

Ainsi :
• le dialogue est encouragé,
• personne n’est forcé à renoncer,
• les règles restent prévisibles,
• le manager conserve sa responsabilité d’arbitrage.

Si une règle existe, est connue de tous et appliquée de manière cohérente, il est important de la faire respecter.
Modifier les règles en cours de route peut fragiliser la confiance dans le système, notamment pour ceux qui se sont organisés en fonction de celles-ci.
Cependant, lorsqu’une règle génère régulièrement de la frustration ou qu’elle paraît de moins en moins adaptée au contexte, il peut être utile d’en questionner collectivement la pertinence. Car, au fond, ce n’est pas tant l’existence d’une règle qui importe que sa légitimité aux yeux de ceux auxquels elle s’applique.
Les managers le savent bien : il n’existe pas de système idéal pour gérer les congés. Toute règle peut être perçue comme injuste, parce que chacun possède ses contraintes et sa propre conception de l’équité. Mais le sentiment d’injustice est souvent plus acceptable lorsque les raisons d’être de la règle sont comprises et que celle-ci apparaît comme servant au mieux l’intérêt collectif. Cela n’empêche pas, lorsque c’est possible, de favoriser le dialogue afin de rechercher un compromis acceptable pour tous…

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Dans l’entreprise, la règle est : “Premier arrivé, premier servi”. Vous expliquez donc à Claire que vous êtes désolée de la situation, mais que vous devez appliquer les règles en vigueur.

Vous prenez une décision cohérente… mais qui peut paraître injuste et frustrante (et c’est très bien si vous l’assumez).
En effet, plusieurs choses vont dans votre sens :
• les règles sont connues,
• elles sont appliquées de manière constante,
• l’anticipation est reconnue,
• le manager ne décide pas au cas par cas.

Cette décision est donc parfaitement défendable.

Cependant, cette règle peut aussi avoir ses limites :
• une règle simple peut provoquer un sentiment d’injustice même si elle est connue de tous,
• certaines contraintes familiales ou personnelles ne sont pas prévisibles,
• appliquer la règle sans même rechercher d’alternative peut laisser de la frustration, un sentiment d’incompréhension, des tensions durables entre collègues.

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Vous demandez à Julien de faire un geste : “Claire est vraiment embêtée. Tu as toujours été quelqu’un de conciliant. Est-ce que tu ne pourrais pas décaler un peu tes vacances ?”

Cette approche peut paraître pertinente car :
• vous cherchez un compromis,
• vous évitez la confrontation,
• vous privilégiez le dialogue.

Cependant, cette approche peut avoir des effets pervers :
• elle fait porter l’effort sur la personne la plus arrangeante, et peut même apparaître un peu culpabilisante,
• elle ne valorise pas le fait que Julien soit dans l’anticipation,
en faisant ainsi, vous désavouez vous-même la règle,
• elle peut créer du ressentiment chez Julien, qui a respecté la règle et à qui on demande pourtant de faire un effort.

SCÉNARIO  

Vous réunissez Claire et Julien et rappelez d’abord le cadre existant, mais ajoutez néanmoins que vous souhaiteriez trouver un compromis avant de devoir arbitrer.

Cette approche présente plusieurs avantages :
• elle reconnaît les droits de Julien,
• elle entend les contraintes de Claire,
• elle cherche un accord volontaire plutôt qu’une solution imposée,
• elle ne remet pas en cause les règles existantes,
• elle permet au manager d’assumer la décision finale si aucun compromis n’est trouvé.
L’idée à défendre est la suivante : “Si une solution vous convient à tous les deux, tant mieux. Sinon, nous appliquerons la règle prévue.”

Ainsi :
• le dialogue est encouragé,
• personne n’est forcé à renoncer,
• les règles restent prévisibles,
• le manager conserve sa responsabilité d’arbitrage.

Si une règle existe, est connue de tous et appliquée de manière cohérente, il est important de la faire respecter.
Modifier les règles en cours de route peut fragiliser la confiance dans le système, notamment pour ceux qui se sont organisés en fonction de celles-ci.
Cependant, lorsqu’une règle génère régulièrement de la frustration ou qu’elle paraît de moins en moins adaptée au contexte, il peut être utile d’en questionner collectivement la pertinence. Car, au fond, ce n’est pas tant l’existence d’une règle qui importe que sa légitimité aux yeux de ceux auxquels elle s’applique.
Les managers le savent bien : il n’existe pas de système idéal pour gérer les congés. Toute règle peut être perçue comme injuste, parce que chacun possède ses contraintes et sa propre conception de l’équité. Mais le sentiment d’injustice est souvent plus acceptable lorsque les raisons d’être de la règle sont comprises et que celle-ci apparaît comme servant au mieux l’intérêt collectif. Cela n’empêche pas, lorsque c’est possible, de favoriser le dialogue afin de rechercher un compromis acceptable pour tous…

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