Doté d'un profond sens de l'écoute, à la fois intégrateur, facilitant et altruiste, Louis Victoria a eu l'occasion de participer en 2006 à quatre cycles d'expertise animés par deux formateurs, Bernard Armbruster et Jean Paul Bocquet. La gestion du Personnel est essentielle dans la profession de Louis puisqu'il encadre depuis six années une quarantaine de personnes spécialisées dans l'accompagnement d'élèves handicapés en milieu scolaire. Cette entrevue avec Louis Victoria au terme de son quatrième cycle d'expertise en gestion de Soi nous aura permis de découvrir à chaud ses émotions et son ressenti après les stages.
Pourquoi avez vous choisi de suivre une formation en Relations Humaines ?
Louis Victoria : Je crois que les relations humaines et la pédagogie sont ancrées dans ma nature. C'est un domaine qui me passionne car j'aime être au contact des gens, écouter et transmettre des savoirs et savoir-faire. J'ai moi-même été enseignant avec un parcours d'une vingtaine d'années à l'étranger. Cette expérience unique m'a permis d'affronter sur le terrain toutes les problématiques liées à l'enseignement et aux personnes. Ma fonction actuelle de coordinateur départemental sollicite pour moi des compétences nouvelles dans le domaine des relations humaines : recruter, gérer, et former une équipe. Je n'avais jamais bénéficié de formation en relations humaines de ma vie auparavant. Je ne savais pas trop ce qu'était de recruter des personnes, gérer des conflits dans une équipe, dynamiser une équipe, créer un projet de groupe, manager, gérer son propre caractère, gérer ses émotions et celles de ses collaborateurs.
Comment avez vous connu l'Institut ?
L. V. : L'histoire est assez surprenante. Je cherchais une formation spécifique en management et lorsque j'ai vu le contenu du catalogue de l'Institut François Bocquet cela m'a fait “tilt”. Je me suis dis qu'il y avait vraiment quelque chose de différent et que cela correspondrait peut-être à ce que j'attendais. J'ai enfin trouvé un esprit, une grande qualité, et un grand souci de ciblage pour aborder des problématiques et des réponses individualisées sous forme de coaching dans les champs qui m'intéressent.
Vous avez suivi 4 cycles d'expertise à l'Institut François Bocquet, soit 24 jours de formations intensives, quelles raisons vous ont poussé à poursuivre l'aventure à l'Institut ?
L.V. : En deux mots : la Communication Différentielle®. Ce moyen m'a permis d'adapter mon discours au profil de mon interlocuteur. J'ai trouvé des réponses atypiques à des situations spécifiques. Les blocages relationnels résultent souvent d'un décalage de référentiel trop important, compliqué quelque fois par un manque de connaissance de l'autre. La Communication Différentielle® me donne les ressources nécessaires pour dénouer ces difficultés.
Que vous ont apporté ces formations d'un point de vue professionnel et personnel ?
L.V. : Pour dire vrai, ces formations ont été un grand chamboulement dans ma vie. Depuis que j'ai commencé, il y a quelque chose qui a bougé en moi… une transformation qui se poursuit. Je pense avoir changé ma façon de voir les choses et ma façon de travailler. J'ai enfin appris à savoir dire non, traiter différemment les problèmes, apprendre à connaître les personnes, déceler les mentalités et les caractères, utiliser la morpho-caractérologie. Ces ressources répondent à mes questions : à qui ai-je à faire ? et comment dois je faire ? En d'autres termes, j'ai vraiment “levé le nez du guidon” et pris conscience d'une image, d'une voix, d'une gestuelle. Tout ceci forcément m'invite à un changement en conscience. Au niveau familial, je me sens beaucoup plus dans l'écoute que dans la colère. Je considère les choses différemment. Je porte un autre regard aussi bien sur les gens que sur les situations.
Quels intérêts avez vous trouvé à la formule inter entreprise ?
L.V. : Les échanges avec les stagiaires d'autres entreprises m'ont permis de m'enrichir dans de nombreux domaines. J'avais besoin de voir comment les relations humaines se géraient ailleurs. Je pense désormais que si je pouvais œuvrer comme dans une entreprise, cela me permettrait beaucoup de changements. La façon de recruter, manager, former et gérer dans le secteur privé me conduit à une réflexion de comparaison pour un travail différent et plus adapté. Qu'on ne se le cache pas non plus, cette formation a été aussi l'occasion pour chacun de lâcher prise. Je m'imagine encore dans un jeux de rôle proposé par Bernard. Moi dans la peau d'un présentateur de télé et mon camarade de classe dans la peau du reporter. Le yucca de l'école en guise de palmier, et Bernard en caméraman… fous rires assurés !! Ces jeux de rôles restent pour moi des moments forts de ma formation à l'Institut.
Les formateurs ont t'il été à la hauteur de ce que vous attendiez ?
L.V. : Bernard et Jean Paul sont allés bien au-delà de ce que j'attendais. Ce sont de grands professionnels avec de grandes qualités humaines, et une expertise non discutable. Leurs formations sont riches, denses, variées, à la fois théoriques et pratiques. Bernard Armbruster sait vraiment ce qu'il doit dire à chacun et à quel moment il doit le dire… rien est à enlever, rien est à rajouter… il a la main sur le cœur, un grand sens de l'écoute, et un réel souci de l'autre. Jean Paul est un fin psychologue avec un charisme très particulier. Les contenus des deux cycles animés par ces deux formateurs se complètent parfaitement.
Bernard Armbruster compare souvent ses formations à une pièce de théâtre*, quel rôle avez vous joué au sein du groupe ?
L.V. : Je pense m'être mis dans la peau à la fois du spectateur avec les autres membres du groupe pour mon sens de l'écoute, mais aussi du côté metteur en scène de part mon caractère intégrateur et facilitant. Les jeux de rôles, les mises en situations, et les tests de personnalité m'ont donné toujours plus l'envie de poursuivre cette pièce, d'aller d'acte en acte, de découvrir chaque jour la magie des coups de théâtre, et de terminer finalement par un dénouement heureux.
Si nous comparions vos formations professionnelles de l'Institut François Bocquet à un voyage, ou seriez vous parti ?
L.V. : Avec Jean Paul, j'ai l'impression d'être parti dans le désert. Là, comme il n'y a rien, on se concentre sur soi-même et sur le cœur des choses, on découvre l'essentiel. Ses formations sont synonymes d'évasion et de bien être. Cette escapade avec Jean Paul m'a permis de me recentrer sur moi-même pour comprendre et mieux gérer les autres. Il ne me reste plus qu'à atterrir délicatement avec ces nouveaux bagages. Avec Bernard, j'ai été transporté dans un univers sans artifice, sans aucune superficialité, avec beaucoup de couleurs, de joie et de musique. Son rapprochement avec une pièce de théâtre* est plutôt bien trouvé. On pourrait ainsi dire que le carnaval de Venise lui va très bien. Jeux de personnalités, mise en scène, réalisation… que serait Venise sans son carnaval ? que serait la formation sans Bernard ?
Quelle serait la formation de vos rêves ?
L.V. : La formation de mes rêves correspondrait au stage suivi avec Jean Paul en connaissance de Soi et des autres, mais beaucoup plus longue. J'aurais aimé approfondir l'analyse des profils et la compréhension des personnalités. Cette formation serait tout simplement celle développée au cours d'un voyage (virtuel ou réel) à l'issue duquel un homme nouveau ferait place. Si on s'évade un peu plus, peut-être qu'il serait bien d'avoir en permanence son propre coach pour mener sa vie comme un long fleuve tranquille : suivi et conseils personnalisés, évaluations régulières des connaissances, coach joignable à tout moment même les soirs et week-ends, voir même séances de relaxation.